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La suédoise Cecilia Malmström, commissaire européenne au commerce, est une fervente supportrice du libre-échange. Elle a beaucoup travaillé pour rendre plus transparentes les négociations du TTIP (l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis), et améliorer le dispositif des tribunaux d’arbitrage multinationales/Etats dans le cadre du CETA,« Le retrait américain du traité transpacifique est une erreur majeure », l’accord commercial avec le Canada. Rencontrée vendredi 27 janvier dans son bureau bruxellois, alors qu’aux Etats-Unis le président Donald Trump multiplie les mesures protectionnistes, elle est convaincue que l’Union européenne (UE) doit rester ouverte sur le monde. Lire aussi :   Des économistes allemands redoutent « une guerre commerciale » avec les Etats-Unis En à peine une semaine, Donald Trump a retiré les Etats-Unis du traité transpacifique (TPP), menacé de taxer les importations mexicaines et les voitures allemandes. En Europe, les opinions publiques s’interrogent sur la pertinence des accords commerciaux. L’UE peut-elle maintenir son cap libre-échangiste ? Trump fait ce qu’il avait promis de faire. Les conséquences peuvent être très graves : on risque d’aboutir à une spirale de mesures protectionnistes dans le monde entier, dont les consommateurs seront les premières victimes. C’est une mauvaise stratégie : elle peut créer des effets positifs à court terme mais à long terme, ce n’est pas bon du tout. Le président américain est un « deal maker ». Dans son esprit, quand on négocie, il y en a un qui gagne et l’autre qui perd. Nous, Européens, sommes capables d’aboutir à des accords commerciaux où tout le monde gagne, en introduisant des protections environnementales, des garanties de respect des droits de l’homme, de non-privatisation des services publics. Et je crois qu’il nous faudra vraiment approfondir cette discussion, que nous avons déjà eue ici mais qui est devenue urgente : comment pouvons-nous protéger les perdants de la mondialisation ? Bruxelles prend donc conscience qu’elle n’a pas fait que des heureux ? Les accords de libre-échange ne font pas que détruire des emplois, ils en créent aussi. Certains pays ont mis en place des protections pour les postes les plus vulnérables, mais pas tous. Je reviens de Davos (Suisse), qui n’est pas franchement le paradis du socialisme, mais le thème dominant [du Forum économique mondial], c’était le capitalisme responsable : comment les Etats, les entreprises peuvent coopérer pour mieux préparer les gens au changement. Bien sûr l’UE peut contribuer,« Le retrait américain du traité transpacifique est une erreur majeure », utiliser ses ressources financières d’une manière plus intelligente. La Commission européenne discute ainsi avec les Etats membres d’un meilleur usage des fonds structurels, nous disposons par exemple d’un fonds européen d’ajustement à la globalisation, mais il est très limité [150 millions d’euros annuels]. Mais c’est aussi aux dirigeants européens de prendre leurs responsabilités. De consolider les systèmes de protection sociale et de formation tout au long de la vie. Ce ne sont pas des idées neuves, mais elles doivent maintenant vraiment être prises au sérieux. Aux dirigeants,lunette guess, aussi,« Le retrait américain du traité transpacifique est une erreur majeure », d’oser expliquer à leurs citoyens pourquoi nous devons rester libre-échangistes. Quelles sont les conséquences du retrait des Etats-Unis du TPP ? Ils viennent de commettre une erreur majeure. Le TPP, [une priorité de Barack Obama], avait pour but de contenir l’influence chinoise. Ce retrait est également mauvais pour nous, car le monde entier gagne à ce type d’accord qui force certains pays à respecter des règles. Mais avec l’arrêt de ce traité, beaucoup de pays prennent des contacts avec nous, pour savoir si on peut accélérer les négociations avec Bruxelles : le Mexique, le Japon, etc. Nous allons poursuivre notre agenda très ambitieux de négociations. On ne peut pas se substituer aux Américains dans le TPP, mais on discute déjà avec onze des douze pays impliqués, sauf Barheïn, mais c’est un petit marché. Les discussions avec le Japon sont bien engagées. Cette semaine, j’ai une équipe qui est partie négocier à Bali [avec les autorités indonésiennes]. Nous nous préparons à ouvrir les négociations avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Nous sommes parvenus aussi à un accord avec le Vietnam qui est en cours de traduction. Nous sommes enfin engagés dans un futur accord d’investissement avec la Chine [pour sécuriser les investissements réciproques] : les discussions ne sont pas simples, mais il y a des progrès. A Davos, le président chinois, Xi Jinping, s’est présenté en grand défenseur du libre-échange,oakley bleu, en lieu et place des Etats-Unis. Est-ce crédible ? Si vous demandez à une entreprise européenne ce qu’elle en pense,« Le retrait américain du traité transpacifique est une erreur majeure », elle vous dira que ce n’est pas simple de faire du business en Chine. Ce n’est pas un pays avec un système juridique fiable, où l’on respecte les droits de l’homme, les compagnies d’Etat y bénéficient de bien des avantages et restent opaques. Il n’empêche, il faut rester attentifs. La Chine a une grande confiance en elle en ce moment, elle constate qu’il y a un vide à remplir, elle veut montrer qu’elle est prête à prendre un leadership. Je crois qu’elle est sincère quand elle dit qu’elle veut défendre le système multilatéral de discussions. Il faut voir comment les Chinois ont collaboré dans les négociations climatiques pour l’accord de Paris : ils ont été très bien. Pensez-vous que l’UE va devoir davantage se tourner vers l’Est ? Nous devons garder les deux : notre partenaire historique et culturel, ce sont les Etats-Unis. Quand l’administration Trump sera installée, il faudra voir comment coopérer. Vous ne pensez pas que le TTIP est définitivement mort ? Non, je ne le crois pas. Même si Hillary Clinton avait gagné, il aurait fallu attendre des mois avant que toute sa nouvelle administration soit nommée. Cette année, on va faire une pause. [Quand l’administration Trump sera au complet] on se verra, et on discutera. Sur la base du TTIP qu’on discutait [jusqu’à fin 2016], ou pas. Il faudra voir avec les Américains, et bien sûr aussi avec les Etats membres. L’idée d’avoir un accord avec les plus grandes économies du monde pour faciliter le commerce a beaucoup de sens et de soutiens au Congrès des Etats-Unis ainsi que dans les milieux d’affaires américain. Londres multiplie les contacts en vue d’éventuels accords commerciaux avec des tiers, dont les Etats-Unis. Vous confirmez que le Royaume-Uni ne peut pas négocier officiellement tant qu’il n’a pas quitté l’UE ? C’est cela, et la première ministre Theresa May l’a confirmé. Il est normal que Londres prenne des contacts, mène des études prospectives. Mais le pays ne va pas signer demain un accord commercial avec les Etats-Unis. Les Britanniques vont se rendre compte qu’il est plus facile de négocier à 500 millions [toute l’UE] qu’à 65 millions. Les membres du gouvernement commencent à comprendre qu’un accord commercial est très complexe : on discute aussi ouverture des marchés publics, coopération douanière, lutte contre la corruption… Lire aussi :   L’accord de libre-échange souhaité par Theresa May et Donald Trump ne sera pas si simple Même avec la meilleure volonté, cela prend du temps. Peut-être pas autant que le CETA, dont les discussions ont duré sept ans, mais quand même. Et puis avec la rhétorique du « buy american » [achetez américain], ce sera très difficile. A moins de miser sur un accord très modeste pour commencer : on élimine juste quelques taxes douanières entre Etats-Unis et Royaume-Uni. Ce serait une bonne chose, pourquoi pas ? Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Correspondante à Bruxelles Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter